"Ils viennent de toute la région, il y a même des malades de Cherbourg ou de Rennes qui sont actuellement en séance de thérapie collective avec de nombreuses autres personnes de l'agglomération."
En ce début de Février aux allures de printemps la ville de Fleury sur Orne (Calvados, France) a dû faire face à son premier cas d'épidémie de polars. Les Docteurs se sont rendus sur site les 5, 6 et 7 Février. L'espace Nicolas Oresme, transformé en dispensaire, tentait de contenir le flot de malades avec l'aide de bibliothécaires, de bénévoles, de personnes de l'IME, du maire et de ses adjoints. Les librairies Eureka Street et BD R'Art ont failli être en rupture de stock ; les virus étaient particulièrement coriaces. Les Pictos, toujours vifs, ont pu photographier quelques cas parmi les plus graves pour les archives de l'école de médecine.
Les séances de thérapie collective autour du rôle social du roman policier, des romans jeunesse, du cinéma, de la bande dessinée, des passerelles entre fiction et réalité où encore du polar historique ont réuni de nombreuses personnes et ont permis d'endiguer, un temps, le flot de malades.
Aurélien Masson (Série Noire), Caroline de Benedetti (Fondu Au Noir) et Benoît Minville
À la question : "arrivez-vous à soigner les gens ?" nous répondons : "non". Nous sommes surtout là pour les soulager. Des cas comme ceux que nous avons vus ici à Bloody Fleury sont bien heureusement incurables.
Séverine Vidal, Sophie Peugnez (Zonelivre) et Dominique Forma
Dans la tourmente de ces quelques jours qui passèrent aussi vite qu'un suppositoire, la Cave des Tontons a permis à l'équipe de survivre et déjà, nous reprenons la route. Derrière nous, la tempête arrive sur les côtes de Normandie. Nulle doute que Fleury-sur-Orne va devenir l'un des haut lieux du Polar.
La saison des festivals repart doucement, et février commence avec un cruel dilemne, un doublé d'enfer : du 4 au 7 ont lieu la première édition de Bloody Fleury et la 7e de Regards Noirs. Les amateurs de polar ont de quoi passer de bons moments !
Fleury sur Orne
Grand test pour l'équipe menée par Perrine Savary, bibliothécaire, avec la première édition de Bloody Fleury. Lectures, enquêtes, débats, jeux, bande-dessinée... tout pour satisfaire de nombreux lecteurs et remplir l'objectif affiché : faire découvrir le genre à de nouveaux lecteurs. Nous sommes ravis d'avoir participé à la programmation de ce beau plateau avec la présence de Nicolas Mathieu, Benoît Minville, Dominique Forma, Claudine Aubrun, Guillaume Lebeau...
Fondu Au Noir animera la discussion"Autopsie du polar" avec Aurélien Masson et Benoît Minville, puis "Le rôle social du roman policier" avec Nicolas Mathieu et Patricia Osganian. Les Docteurs Polar prescriront leurs fameuses ordonnances de lecture pendant que les Pictos tireront le portrait des auteurs et des visiteurs.
Regards Noirs
La programmation s'enrichit encore cette année, avec plus d'auteurs, des projections de films, des lectures, un concert, une exposition Frédéric Bézian et des débats. À la médiathèque et au Moulin du Roc les visiteurs retrouveront Dominique Manotti, Sébastien Gendron, Jérôme Leroy, Elena Piacentini, Pascal Dessaint, Emmanuel Grand, Marie Vindy et la présence exceptionnelle de l'américain Tim Willocks...
Polar en Lumières
7e édition pour ce festival de cinéma porté par Mathieu Labrouche et le cinéma Les Lumières à Vitrolles. Du 20 au 28 février de nombreux films et des rencontres à découvrir sur le site internet et dans le programme détaillé. Ouverture le 20 février avec le film Les Anarchistes. Samedi 27 février Fondu Au Noir fera une proposition inédite en animant un stage "Polar et cinéma" : de 10h à 17h nous parcourrons le genre, ses réalisateurs, ses films majeurs, nous ferons un tour du côté des musiques de films, des romans portés à l'écran...
Entre vendredi et dimanche à Nantes, nous avons eu la chance de profiter d'une nouvelle édition d'Impressions d'Europe, qui accueillait la littérature anglaise avec une délégation comportant entre autre Jonathan Coe, Tim Willocks, Cathi Unsworth et Stéphanie Benson (Joseph Connolly ayant eu un empêchement pour raison de santé).
Dimanche matin les Fondus, l'Atelier de L'Oiseau Bègue et la copine Velda ont dégusté un english breakfast avec bacon, beans, oeufs brouillés et fromage pour prendre des forces avant d'aller au Grand T vous ramener des bribes de débats.
Parmi tous les propos échangés, autour de la table animée par François Braud commençons par Tim Willocks. L'auteurexplique n'avoir pas une approche intellectuelle de l'écriture, mais plutôt intuitive. Il ne sait pas ce qu'une scène va donner avant de l'écrire. Selon lui, le roman noir permet un point de vue ironique sur la condition humaine et il aime l'idée que les personnages se battent pour sortir des problèmes, des obsessions qu'ils se sont parfois créés eux-mêmes. Une des forces du roman noir est de pouvoir englober les idées politiques dans le drame humain. Ainsi, Green River doit beaucoup à Surveiller et punir de Michel Foucault. Il cite également l'auteur américain Gore Vidal, pour qui connaître le film préféré d'une personne quand elle avait 15 ans en révèle beaucoup sur sa personnalité. Tim Willocks précise que ses références à cet âge sont Sam Peckinpah, Stanley Kubrick et les westerns. Pour Stéphanie Benson c'est Bruce Lee et le kung fu, et pour Cathi Unsworth le Rocky Horror Picture Show.
Faisons une courte pause musicale pour vous faire profiter d'un court moment, celui de la fin du débat pop, punk et rock, qui a pris une tournure tout à fait vivante quand Tim Willocks est monté sur scène. Voyez plutôt :
Au cours du débat "France versus Angleterre", l'auteur conclue en disant que la seule chose qui n'a pas traversé la Manche, c'est la pop musique française.
The Man in the long black coat
Cathi Unsworth et Stéphanie Benson se retrouvent autour d'une admiration commune pour Robin Cook, qui a ajouté de nouvelles zones d'ombres au noir, et David Peace, pour qui toute écriture est sonore, une approche à laquelle Cathi adhère. Elle ajoute en parlant de l'Angleterre: "Notre pays est comme une femme battue avec trop d'enfants et pas assez d'argent pour s'en occuper correctement." Pour elle, le roman noir c'est donner une voix à la victime.
Cathie "smiling" Unsworth
Stéphanie Benson aime le noir pour l'espace d'expérimentation qu'il offre, un lieu pour parler des gens auxquels la société ne fait habituellement pas attention. Ses influences se situent du côté du gothique et de l'époque victorienne, une époque révolue, dont elle veut parler aussi pour dire qu'elle n'existe plus. En reprenant l'allusion à Robin Cook, elle utilise une phrase inscrite sur le bandeau d'un des romans de l'auteur, "un roman en deuil".
François Braud (Modérateur), Tim Willocks, Marguerite (interprète) et Stéphanie Benson
Jonathan Coe explique qu'écrire le meilleur livre possible, avec honnêteté, est un acte politique en soi et aide les gens. En Angleterre, on ne demande pas aux auteurs de commenter l'actualité et les événements. Ecrire lui permet de savoir son point de vue sur cette actualité, de mettre ses idées politiques dans son oeuvre et de comprendre ce qu'il pense.
Sur son rapport au cinéma, il raconte qu'il a eu la chance de voir de nombreux films dans les années 70 à la télévision, à l'époque où il n'y avait que 3 chaînes, et donc pas le choix qu'il y a aujourd'hui à l'ère du numérique. Avoir trop de choix peut être dangereux car cela nous fait aller vers le plus simple, le plus facile, dit-il.
L'auteur trouve que l'adaptation de La vie très privée de M. Sim par Michel Leclerc est très bonne et a saisi l'essence et le ton du livre. Il aurait juste vu plutôt Brad Pitt ou Leonardo di Caprio dans le rôle de M. Sim, qui est quand même un peu lui-même. Au sujet de son écriture, il explique ses changements de forme et de structure par un souci de ne pas s'ennuyer et de ne pas ennuyer le lecteur. C'est pourquoi il aime notamment écrire du point de vue des femmes.
Il évoque aussi son rapport à la musique, et en tant qu'auteur confronté aux difficultés pour écrire, il imagine que les choses sont plus faciles à dire en musique. Récemment il a pris conscience qu'il y a trop de musique dans notre environnement, elle est devenue une bande sonore vide de sens car elle est partout, au restaurant, à l'hôtel... Au cinéma c'est pareil, elle dit constamment au spectateur ce qu'il doit ressentir, car le film lui-même échoue à le faire. Ce qu'il apprécie donc aujourd'hui pour écrire, c'est le silence.
Au cours de cette édition d'Impressions d'Europe nous avons écouté, découvert et rit. Nous avons aussi apprécié des lectures à voix haute de grande qualité grâce à Sophie Merceron et Yves Arcaix. La formule, avec une librairie, beaucoup de discussions et peu d'invités, donne le temps de la découverte et de la parole, même si la traduction en direct frustre un peu car elle prend du temps. Rendez-vous l'année prochaine avec l'Espagne. Olé !
Yves Douet et Patrice Viart, le duo instigateur du festival Impressions d'Europe
Les Utopiales c'est l'occasion de faire le plein de rencontres, de débats, de livres, de films, de jeux et de bien d'autres choses encore. La densité du programme oblige le visiteur à une rude gestion de son temps. Nous nous arrêterons ici sur un débat ayant pour intitulé : "frontières et migrations, ces lignes imaginaires qui découpent le réel". Natacha Vas-Deyres a brillamment mené la discussion entre Norman Spinrad, Alain Damasio et Catherine Dufour.
Les 3 invités s'entendent pour dire que la frontière est un interface entre deux cultures. Norman Spinrad rapporte une discussion avec Timothy Leary, où celui-ci lui a fait part d'une théorie : quand les américains n'ont pas pu aller plus à l'Ouest dans leur conquête, et qu'ils ont atteint l'océan, ils sont allés vers le haut et ont commencé à s'intéresser à la conquête de l'espace.
De l'avis des trois auteurs, la frontière doit être une possibilité de découverte, mais en aucun cas de conquête ou de colonisation. Cette préoccupation se ressent particulièrement chez Alain Damasio. Selon lui, il faut se mettre sur une frontière avec l'autre, et pour l'occasion il emprunte le mot de Norbert Merjagnan : l'altérieur. La science-fiction doit explorer cet "altérieur".
Catherine Dufour précise que pour elle, les frontières ne devraient pas exister. Malheureusement, une grande partie de la littérature, du cinéma ou des jeux vidéos est basée sur la mécanique de la peur de l'autre, l'ennemi qu'il faut tuer (Star Wars, les zombies, Le seigneur des anneaux...). La partie intéressante de la science-fiction est celle qui fait état de la fascination pour l'autre, du souci de bien l'accueillir. C'est un clivage fondamental dans les choix de récit. Alain Damasio explique qu'il y a un problème de maturité dans les jeux vidéo, qui tracent deux mondes dont un doit disparaître, ce qui est le niveau zéro du rapport à l'autre. Beaucoup d'univers de science-fiction sont malheureusement basés sur cette opposition. Pour lui l'intérêt de la science-fiction est la logique du devenir tel que posée par Gilles Deleuze. Il faut interroger l'empathie, à l'image des histoires où le robot devient humain. Ecrire, c'est créer du conflit, du manichéisme et de l'opposition, mais dans ce combat des imaginaires il faut s'ouvrir à l'autre, s'influencer mutuellement. C'est l'enjeu politique du récit.
La frontière s'incarne aujourd'hui dans la création de zones, comme les zones de vacances sécurisées pour riches, que Catherine Dufour raconte avoir vues en Hongrie, ou comme Calais et tous ces systèmes de concentration aux frontières. Celui qui se protège est celui qui construit le mur, et le fait de façon unilatérale. Alain Damasio se demande comment mettre ces éléments en récit pour créer un choc des consciences. Norman Spinrad conseille la lecture d'un roman visionnaire de Wolfgang Jeschke dont il a oublié le titre... vérification faite, il semble qu'il ne soit pas traduit en français ni en anglais.
Catherine Dufour répond à la question du "pourquoi ne sommes-nous pas capable de régler ces problèmes ?" en rappelant qu'1% possède 80%. Ces possédants ont le pouvoir, les pétrodollars, les narcodollars... et ne veulent absolument pas régler les problèmes ; ils ont tout intérêt à ce qu'ils perdurent. (applaudissements dans la salle).
La rencontre se termine avec des questions et remarques du public. Une personne pointe du doigt le fait que l'époque marque le triomphe de la propriété privée sur la propriété collective. Norman Spinrad répond que le communisme a échoué et que nous vivons une période pré-révolutionnaire et qu'un modèle reste à inventer. Un autre intervenant cite l'exemple d'une expérience de psychologie sociale et renvoie à la vidéo "La leçon de discrimination". L'expérience montre les comportements de l'individu en cas de séparation d'un groupe selon des critères arbitraires. Il termine en mettant tout le monde d'accord : il nous faut comprendre et accepter que le rejet de l'autre fait partie des réactions humaines pour mieux lutter contre.
Depuis quelque temps les signes avant-coureurs étaient là : dans les librairies, les médiathèques, les établissements scolaires, au cinéma... polar par-ci, polar par-là. Appelés en urgence les 9, 10 & 11 Octobre au forum de la Renaissance à Basso Cambo (Toulouse) alors qu'ils travaillaient sur un nouveau médicament les Docteurs Polar n'ont pu que constater l'ampleur de la pandémie.
"Les malades affluent par centaines, certains déjà lourdement atteints ; heureusement nous avons pas mal de médicaments venus du monde entier sur place" nous confie Geoffroy "mais il a parfois fallu prescrire du lourd, du très très lourd", ajoute Emeric "les effets secondaires sont à prendre en compte dans ces cas-là" expliquent-ils en coeur avant de se diriger vers une dame qui visiblement souffre des symptômes de la pandémie de polar : elle a déjà dans ses mains trois livres et tend les mains vers un quatrième. Nos vaillants docteurs se placent de part et d'autre de la patiente, l'écoutent et prescrivent, en urgence, les médicaments appropriés. "À ce stade, les Docteurs ne peuvent que soulager", précise Caroline qui s'occupe d'encadrer les opérations médicales.
Les Docteurs Polar à TPS (Photo : CdB)
Entre les thérapies de groupe autour du Nature Writing, du mal, de la crise, la politique, le passé, la ville, les limites du genre, la musique de film, les parloirs ; les remises de prix pour les meilleurs médicaments ; la présence de la police scientifique et le Rallye enquête ; l'émission de radio Pas plus haut que le bord enregistrée en live au plus fort de la crise, les patients ont été choyés. "Nul doute, ils reviendront. Mieux, ils connaissent toujours d'autres malades et ils passeront le mot..." nous confie Geof, "Octobre, dès les premiers symptômes, il faut se connecter à Toulouse Polars du Sud, le plus dangereux c'est de rester isolé, à TPS vous avez toute une équipe fabuleuse pour vous aider" dit Emeric.
Plus tard nous apprendrons que les Docteurs Polar ont concocté plus d'une soixantaine de prescriptions polardeuses et qu'ils ont un slogan "travaillez moins pour lire plus".
Mauves En Noir, hôpital de campagne de Mauves-sur-Loire, les 11 et 12 Avril 2015...
Durant ces deux jours la pandémie atteignit son pic, au milieu des 32 médicaments envoyés d'urgence sur place. Ce pic nous n'eûmes de cesse de l'escalader armés de nos stylos et de nos blouses blanches. Mon collègue avait légèrement raté sa danse du soleil pour le samedi matin, mais la boum organisée sur le pouce le soir même permis un dimanche radieux où les huitres, le Muscadet et le Chili Con Carne purent s'épanouir au soleil du Vallon. Entre deux prescriptions polardeuses, une garde à vue, un match de dessinateurs et quelques questions techniques, nous avons trouvé le temps de passer 22 jeunes femmes infirmières au casting sous l'objectif rude et tendre des Pictographistes. Que de photos et que d'ordonnances avons-nous fait ! De nombreux patients (surtout des patientes, pour tout dire) ont ainsi pu être non pas guéris (la médecine a ses limites), mais soulagés (la médecine a ses joies). Et c'est fourbus et contents que nous avons pu regagner nos cabinets afin de tester les médicaments de demain.
Sur le stand Fondu au noir, en plus de s'abonner à L'Indic ou d'acheter le magazine, les chalands du festival Noir sur la ville pouvaient jouer et gagner une bouteille de Laballe Les Terres Basses, Côte de Gascogne 2013.
À partir de 7 extraits à haute teneur olfactive et de 6 odeurs à respirer, les participants ont fait leurs déductions.
Les textes à lire étaient :
Les inconnus dans la maison de Georges Simenon,
Tarot de William Bayer,
Photo Finish de Tito Topin,
Le charlatan de W. L. Gresham,
Black Coffee de Sophie Loubière,
Psychose de Robert Bloch et
La Panne de Friedrich Dürrenmatt.
Il fallait donc les associer respectivement avec le dentifrice, le chewing-gum, le savon noir, le fard, le café et l'argent. Dans le rôle de l'intrus, il y avait La Panne de Friedrich Dürrenmatt, qui a semé la confusion chez quelques-uns des joueurs !
Après un tirage au sort fait dans les règles de l'art, nous vous annonçons que la gagnante est Clotilde, qui recevra prochainement sa bouteille et le dernier numéro de L'Indic par voie postale.
Ce week end, deux rendez-vous importants pour les amateurs de polar, à quelques centaines de kilomètres l'un de l'autre.
À Vienne dans l'Isère, le festival Sang d'Encre fête ses 20 ans. Jetez un oeil sur leur site, vous verrez qu'en plus de Pascal Dessaint, Alexis Aubenque, Dominique Manotti, Marcus Malte ou encore Olivier Truc, ils seront nombreux pour cet anniversaire.
À Lamballe, c'est l'heure de Noir sur la ville où Fondu Au Noir et L'Indic auront leur table (vous pourrez vous abonner au Noir Magazine si ce n'est pas déjà fait) ! Parmi les auteurs présents citons Marin Ledun, Anne Rambach, Jean-Hugues Oppel, Hervé Commère, Emmanuel Grand, le cubain Lorenzo Lunar, l'italien Francesco de Filippo, Renaud Marhic... Vous pourrez donc nous retrouver là-bas, fidèles à ce festival qui offre un discours du maire épique et des moments aussi sérieux que celui-là :
Octobre 2014... Les Docteurs Polar ont survécu à la pandémie qui a touché Toulouse Polars du Sud. De nombreux malades furent soignés, nous resterons en contact avec les incurables afin qu'ils prennent leur traitement matin, midi et soir.
Nous étions en train de tester un nouveau médicament quand le téléphone a sonné.
Toulouse, depuis quelques temps déjà, voyait son nombre de malades augmenter de façon exponentielle au rythme des virus disséminés dans les librairies toulousaines (Ian Manook, Eric Maravélias, Solenn Colleter, Michaël Mention, Philippe Georget, Ayerdhal, Jean-Marie Dumarquez et Guérineau).
Nous avons débarqué en gare de Matabiau au plus fort de la pandémie. Là de nombreux malades, hagards, erraient entre les trains. Assistés par Les Pictographistes qui volaient l'âme des cas les plus graves afin de les purifier, et épaulés par les remèdes mis à notre disposition par le prix Polar SNCF, nous avons réussi à endiguer le flot avant de nous rabattre sous le chapiteau de Basso Cambo.
Là, 5 équipes d'auteurs et de bénévoles participèrent au mythique Quizz des Fondu Au Noir.
Mais le plus dur nous attendait les jours suivants. Dehors il faisait beau, à l'intérieur l'organisation TPS avait réussi à isoler les virus les plus virulents. Et c'est sans relâche que nous avons oeuvré pour la gloire de notre médecine et le bien de nos patients.
De nombreuses ordonnances furent délivrées alors que nous tentions de contenir les hordes de contaminés qui revenaient d'un rallye organisé par Benoit Séverac. Plusieurs litres de bières, de vin, de punch et de mojito furent utilisés au plus fort de la crise.
Trois jours n'ont pas été de trop et nous avons fait ce que nous avons pu.
Les week end à venir vont être riches en rendez-vous du côté des festivals. Voici quelques dates à noter sur vos tablettes.
Polar en Cabanes revient ce week end (26 et 27 septembre) et vous y retrouverez entre autre Hervé Le Corre, Sébastien Gendron, Marin Ledun, Dominique Manotti. En plus, il y a la mer et les huîtres...
Le week end suivant, du 3 au 5 octobre à Gradignan, c'est le tour de Lire en poche, avec la présence de certains auteurs de polars dont Sophie Loubière, Elsa Marpeau, Odile Bouhier... et des rencontres animées par Christophe Dupuis. En même temps se déroulera à Pau le festival Un aller retour dans le noir, avec la participation d'Olivier Truc, Emmanuel Grand, Tim Willocks, Marin Ledun Pascal Dessaint, Sam Millar...
Et le 10 octobre débutent les festivités de la 6e édition de Toulouse Polars du Sud, avec des invités de tous les pays, de nombreuses rencontres et animations, et les blouses blanches des Docteurs Polar.
Novembre arrivera et avec lui le plaisir de retourner à Lamballe pour Noir sur la ville. Vous voilà bien occupés...
Tous les deux ans se tient à Vieux-Boucau un festival consacré au polar et joliment nommé Le polar se met au vert. Piloté par la Médiathèque départementale, il fait plus que rassembler des auteurs pendant 2 jours. Tout au long du mois de mai, un ensemble d'actions culturelles est mené : des rencontres, des ateliers d'écriture, des projections de films noirs, un concert littéraire, des jeux...
Pour ce 5e salon qui se déroulera les vendredi 30 et samedi 31 mai 2014 de 10 h à 19 h à la Maison des Clubs de Vieux-Boucau (40, Landes) le polar de langue hispanique est à l'honneur avec Carlos Salem (Argentine), Cristina Fallaras et Rafael Reig (Espagne). Côté français un beau plateau rassemblera entre autre Ingrid Astier, Sophie Loubière, Pascal Dessaint ou encore Marin Ledun.
Comme en 2012 les Docteurs Polar seront présents pour prescrire des ordonnances littéraires - leurs conseils de lecture étant fatalement salutaires. Des débats permettront de découvrir les auteurs autour de différents thèmes : l'humour, le crime familial, le crime social, le crime écologique...
Celles et ceux qui seront là un peu avant, c'est à dire le Jeudi 29 mai pourront aller à 18h au cinéma de Vieux-Boucau pour le concert-littéraire « Les Harmoniques », avec Marcus Malte, Virginie Teychené et Gérard Maurin, adapté du roman de Marcus.
Vendredi soir les premiers auteurs arrivent à Nantes pour une soirée off au Live bar avec l'association Lapins à Plumes. Alors que dans la salle certains lisent et disent des textes pas pour les enfants, d'autres s'initient au lancé de palet près des douves du château des Ducs de Bretagne.
Le thème de la 13ème édition de Mauves en Noir est la Nationale 13 et les auteurs ont pu tâter des amortisseurs de divers véhicules. En voiture Simone... Hervé Sard, Jean-Jacques Reboux, Jean-Bernard Pouy, ou à moto avec Fred Paulin.
Au repas du samedi midi, le beau temps était de la partie et certains auteurs ont pris soin de se couvrir. Dress code : Mauve & Noir.
Le prix de la ville de Mauves sur Loire a été décerné à Raymond Castells pour Hôpital Psychiatrique. Une tâche difficile pour les jurés qui cette année encore étaient confrontés à 6 pépites romanesques.
Le monde arabe commence à se faire entendre dans le polar. Certains auteurs l'évoquent dans leur roman (Barouk Salamé, Frédéric Paulin, Antonin Varenne...), d'autres ont réussi à se faire éditer à l'étranger. C'est le cas de l'égyptien Ahmed Towfik, invité d'honneur du festival avec son roman Utopia.
Autre invité d'honneur de cette édition : la Bande-Dessinée. Les deux dessinateurs Jules Stromboni et Jonathan Munoz nous ont régalés d'une battle de dessin sur les vitres de la salle du bar du Vallon. Sur le thème du "dessinez l'autre quand il était enfant" et avec des mots comme "mitrailleuse" et "masure" ; ils ont montré inventivité et complicité.
Faire découvrir des auteurs et leur donner la parole. C'est une des missions du festival. Avec Paul Fauray et Bernard Besson, la rencontre autour de l'espionnage a été passionnante.
Les Docteurs Polar étaient bien sûr de la partie. Munis de curieux flacons et d'étrange bocaux de médicaments, ils ont mis en garde à vue Robert Darvel, auteur et éditeur du magnifique Carnoplaste.
Dimanche midi, ambiance champêtre au Vallon : huîtres, muscadet et chili con carne pour digérer le gâteau nantais de la veille... L'accompagnement musical est proposé par le groupe Pagawan, la reprise de Riders on the Storm à la flûte traversière a beaucoup marqué Claire Le Luhern.
Cette édition 2014, passée trop vite au milieu des discussions, des dédicaces, du poker, de la musique, des livres, du public et des auteurs, fut remplie de beaux jeunes hommes et de femmes à hauts risques.
Ce matin encore la salle du Vallon, qui accueillera les auteurs de la 13 ème édition de Mauves en Noir, était vide...
Il est tôt le matin et le coin de nature où les festivaliers et les auteurs aiment tant flâner, manger, boire un coup et discuter est désert.
Mais, dans l'ombre, les équipes du salon préparent la fête...
Il y aura 31 auteurs, des livres, la nationale 13, moults animations (dont les Docteurs Polars avec leurs ordonnances fatalement salutaires), un bar, des repas, des huîtres, du muscadet, du Chili con carne, une librairie, des bouquinistes le dimanche, des dessinateurs de BD, des jeux (échecs, poker...), une tombola, des lectures, des tables rondes, des conférences, des gardes à vues, des rencontres... Et comme chaque année le monde va se diviser en deux parties : ceux qui seront à Mauves et ceux qui regretteront de ne pas y être allé.
Et ce soir Vendredi 11 Avril à 21 h pour l'ouverture du festival vous êtes convié à une SOIRÉE SLAM en présence de certains auteurs et de l'association Lapins à Plumes.
Toutes les informations sont disponibles sur le site MAUVES EN NOIR.
En 2014, Noir sur la Ville fêtera sa majorité ! En attendant, bénévoles et auteurs posent pour un portrait souvenir de la 17e édition du festival. Dès le vendredi soir ils étaient à pied d'oeuvre pour la projection en avant-première de Zulu, tiré du roman de Cary Férey.
(Cary Férey)
(Pierre Hanot et Carlos Salem)
Demandez à n'importe quel auteur : le festival de Lamballe, c'est le rendez-vous festif que tout le monde apprécie. À voir certains sourires, ça ne fait aucun doute.
(Sophie Loubière)
Depuis deux ans, La Fureur du Noir partage un point commun avec Mauves en Noir : le samedi, c'est soirée tripot, la table de poker est prise d'assaut. Et attention, ça joue sérieux.
(Thierry Crifo et un Docteur Polar)
(Jean-Hugues Oppel et monsieur le Maire)
Le dimanche matin, l'air marin fera le plus grand bien aux plus courageux, partis marcher sur le chemin des Douaniers.
(Alain Le Flohic, un homme dans le vent)
(Sam Millar)
Des sourires, disions-nous, de la bonne humeur et un brin de déconnade... Les silhouettes "Chapeau melon et bottes de cuir" ont vu défiler un paquet de petit rigolo qu'il n'est même pas besoin de nommer...
(Pierre Hanot et Jean-Bernard Pouy)
Il y a le discours du Maire, toujours très attendu, sans doute l'homme politique de France le plus écouté dans ces circonstances. Il y a les moments en coulisse, au bar, à la cantoche, les discussions saisies entre les uns et les autres, le plaisir de rencontrer de nouvelles personnes. Il y a le nouveau prix Mille et une feuilles noires, remporté par le champion de l'année Olivier Truc. Il y a les tables rondes. Carlos Salem et Sam Millar ont parlé de la situation sociale de leurs pays. Tito Topin, Elsa Marpeau et Elisa Vix ont levé le voile sur le travail de scénariste et l'élaboration des séries télévisées. Il y a beaucoup de choses et c'est pour tout ça que tout le monde revient avec plaisir à Noir sur la Ville.