Les Petits Polars du Dj Duclock n°72

jeudi 12 mai 2011


Le Gansta Rap produit beaucoup de mauvais rap archi convenu et rabâché. Mais parfois il y a une perle. J'ai tenté de trouver d'autres morceaux de Freik Mobb qui tenaient bon, mais c'était à chaque fois du tout venant avec alcool, filles, billets... Mais là, pour Running From The Police c'est comme un miracle. Tout y est, le flow, le hook, l'instrumental en décharge d'adrénaline cool, les paroles et le clip ! Un petit polar urbain old style et made in USA.


Running from the police, DJ Kaos & Freik Mobb



Et n'oubliez pas que votre petit polar n°71 vous attend sur K-Libre.

Les Petits Polars du Dj Duclock n°70

jeudi 5 mai 2011


Vous vous en doutez chez les Fondu Au Noir comme chez Duclock on travaille un peu à l'arrache... il y a toujours trois ou sept casseroles sur le feu et il m'arrive parfois, quand vient le jeudi matin, de ne plus savoir quoi vous proposer comme petit polar. Dans ce cas je puise dans le réservoir des valeurs sûres. Je sais que chez les Clash, il y a toujours un petit polar qui traîne...

Somebody Got Murdered, The Clash



Et n'oubliez pas d'aller faire un tour du côté de chez K-Libre où Kid Frost vous attend.

Le polar au lycée

mardi 3 mai 2011

Tout a commencé à Lamballe, au festival Noir sur la Ville où nous avons rencontré les documentalistes du lycée Marcelin Berthelot de Questembert. Le dossier de l'Indic n°6 les intéressait. Nous convenons donc de préparer une intervention sur "L'image de la femme dans le polar", et "Polar, miroir de la société", basée non pas sur des romans mais des films. Rendez-vous est pris pour intervenir auprès des classes de 2nde et 1ère le 24 mars.

Ce jour-là, nous embarquons Pascale Brosseau à bord de notre véhicule. Journaliste pour le Webzine Terri(s)toires, elle prépare un sujet sur le polar à Nantes. Après un bref aperçu des fameuses Halles de Questembert, nous arrivons au lycée et retrouvons Emmanuelle Leroy et Patricia Rougelin qui nous offrent un gros flashback : manger dans une cantine le jour du steack frites !

Le résultat de cet après-midi est à lire sur le blog de Questembert. Merci à Emmanuelle et Patricia, qui arpentent attentivement les allées des festivals pour proposer chaque année à leurs élèves de nouvelles pistes de découverte autour du polar.

Photo Pascale Brosseau.
Premier groupe, lors d'un extrait du Faucon Maltais, de John Huston.


Photo Pascale Brosseau.
Deuxième groupe, avec un passage du film Arrivederci Amore de Michele Soavi.

Les Petits Polars du Dj Duclock n°68

jeudi 28 avril 2011



On le dit souvent il faut chercher à qui profite le crime... Le mobile est un levier important du polar. Le groupe Morphine (fondé à Cambridge, Massachusetts) propose un mobile assez universel tiré de l'album Like Swimming (Rykodisc, 1997).

Murder for the money, Morphine.



Si vous venez de découvrir le groupe Morphine et que cela vous cause, précipitez-vous sur les albums en commençant par Cure for pain (Rykodisc, 1993). Et un autre Petit Polar, lourd, bluesy et poisseux vous attend chez K-Libre...

Restos d'avril

mardi 26 avril 2011

Pour la venue du premier auteur du mois d'avril, tout le monde attendait avec un chapeau sur la tête. Béret, casquette et canotier ont fait concurrence à l'immuable chapeau du Wyoming...

Cette première soirée américaine (débutée à la librairie Vent d'Ouest) avec Craig Johnson, sa femme Judy et Marie-Anne Lacoma représentant les éditions Gallmeister, a tenu toutes ses promesses. Il faut avoir rencontré l'auteur pour mesurer combien la sympathie qu'il suscite n'est pas volée. Quand il lit en VO le début de son dernier roman L'indien blanc, quand il raconte la fois où il s'est fait arrêter par un flic sur une route déserte, et celle où un papi qui ramonait la cheminée depuis son toit a fini traîné sur la route accroché à une corde derrière la voiture de sa femme... son naturel captive ses auditeurs ; on peut parler de bête de scène. Craig Johnson pourrait être un personnage de ses romans.


Cérémonie officielle pour accéder à la salle du restaurant où le menu sera servi : pavé de morue sur purée, coulis de piquillos et chorizo ; vin rouge et tarte tatin avec sa boule de glace. Craig mangera souvent froid, occupé à parler.

Chacun discute librement avec l'auteur et pose ses questions. La traduction est assurée par Marie-Anne Lacoma, Craig Johnson connaissait deux mots en français : "vin" et "rouge".



Le lendemain, bon pied bon oeil, nous récupérons Pascal Dessaint à l'aéroport de Nantes et déjà, pour une prochaine fois, nous nous promettons de ne pas oublier la balade le long du lac de Grand-Lieu, incontournable pour sa faune et sa flore. Pour cette fois, la promenade touristique se fera dans les rues de Nantes, vers la butte Sainte-Anne où les noms des rues sont revisitées par Pascal Dessaint, dont nous découvrons l'autre spécialité : il s'arrête devant chaque arbre et chaque plante pour faire un commentaire. Note pour plus tard : lire son roman Cruelles natures.

À la librairie l'Etoile Polar c'est le moment de la signature de son dernier roman, Le bal des frelons. Au Montesquieu nous retrouvons Jeanne Guyon (photo ci-dessous) des éditions Rivages, venue accompagner "son" auteur. Dans nos assiettes du poulet au miel fourré au foie gras, un magnifique chou nappé de chocolat en dessert et le tout arrosé de vin rouge en abondance. Pour finir, Pascal nous lit le premier chapitre de son roman Les derniers jours d'un homme et nous mettrons longtemps à aller nous coucher.

Mauves en Noir, 10 ans (3)

vendredi 22 avril 2011

Cette année à Mauves en Noir, on pouvait compter 37 auteurs. Beaucoup ? Trop ? Pas assez ? L'idéal est encore à définir, entre une proposition de choix pour le public, la possibilité laissée à chaque auteur de s'exprimer et d'être mis en valeur, l'aménagement de l'espace intérieur de la salle... En tout cas, tous veulent être de la fête, pour les huîtres, pour le muscadet, pour la bonne ambiance, pour le soleil toujours au rendez-vous, pour les bords de Loire...

Mauves en Noir, 2e jour !

Jean-Paul Jody, Jean-Hugues Oppel, Marin Ledun, Joseph Incarona, et de dos casaque orange Pascale Fonteneau accompagnée de la tornade rose Nathalie Torselli.

Dimanche matin, démarrage en douceur avec une conférence sur le monde du travail, menée par Marin Ledun. Il a sollicité Jean-Paul Jody pour son roman Chères Toxines, qui décrit l'univers de l'entreprise pharmaceutique, et Christian Roux dont les personnages du roman Braquages sont 4 SDF. La question du travail se pose... le travail comment ? le travail pour qui ? le travail pour quoi ?... Les romans noirs des années à venir vont sans aucun doute s'emparer du sujet dans le sillage de Germinal d'Émile Zola (un des précurseurs du roman noir avec Maupassant et Balzac), de Lorraine Connection de Dominique Manotti ou encore Le couperet de Donald Westlake.


De quoi Jean-Jacques Reboux (en compagnie d'une des plus importantes acheteuses de romans policiers du salon) peut bien parler ? Peut-être de Je suis un terroriste, l'intéressant premier roman de Pierre Brasseur.


Un rang plus loin, le local de l'étape, Stéphane Pajot, présente son Léo Tanguy Carnaval Infernal, à côté de Nicolas Jaillet (lire l'explosif Sansalina), Max Obione (le pilier de la maison Krakoen) et Lalie Walker (nouvellement nantaise)...


En face d'eux, Christian Roux, Jean-Christophe Tixier (monsieur Un aller retour dans le noir) et Renaud Marhic qui lance la nouvelle version de sa collection Polars Grimoires chez Terre de Brume.


Dans les allées les Docteurs Polar (Geof et Emeric) ont trouvé un sacré malade : Cyril Herry, fondateur des éditions Ecorce qui en deux ans a publié deux romans indispensables.


Avez-vous lu Le fauteuil pneumatique rose au milieu d'une forêt de conifères de Thibault Lang Willar? Vous devriez.


Deux p'tits jeunes qui débutent... Jérémie Guez (Paris la nuit, à lire de toute urgence) et Patrick Bard !


La dream team des éditions Ecorce, le Nord et le Sud, Lille et Marseille, Eric Maneval et Fred Gevart, Retour à la nuit et Bois. Qui a dit qu'il ne se passait rien dans le polar français ?

Tout ça existe (attention voici l'instant cérémonie des Césars) grâce au travail de l'équipe Mauves en Noir, menée tambour battant par son sémillant président, Benoît Sagot Duvauroux. Il faut les voir pour y croire, toute l'année se triturer la cervelle pour imaginer le meilleur, tester les recettes de Chili Con Carne, goûter les vins... Alors merci à eux de nous avoir inclus dans cette organisation. Françoise, Nathalie et Nathalie, Nadine, Claude, Odile et Jean-Louis, Isabelle Miranda qui a succédé avec brio à Morgane au poste de coordinatrice, l'équipe de bénévoles au bar... Ils gèrent le stress au poil !

Et pour les aficionados il y avait le bouquiniste spécialisé polar Vivement Dimanche, où il faut bon traîner aux côté de Claude Mesplède, Jean Hugues Oppel ou Éric Maneval... Y a pas de raison que le porte-feuille ne participe pas à ces moments rares et précieux, et puis il nous manquait les deux tomes de la Mythologie du roman noir de Francis Lacassin.


Hervé Sard, Cyril Herry, Caroline de Benedetti, Geoffroy "Doc Polar" Domangeau, Eric Maneval, Emeric Cloche, Fred Gevart, Max Obione et Patrick Polarnoir Galmel.

Pour les Fondu Au Noir cette 10e édition du festival Mauves en Noir avait une saveur particulière, puisqu'elle réunissait une brochette d'individus dont la rencontre s'est faite sur un site internet : Pol'ArtNoir. Là où tout a commencé, dans le noir. Enfin merci à Katia Houri pour les superbes photos et les coups de main constants. En 2012, on se retrouverait bien autour d'un feu de camp et d'un bivouac dans le Vallon.

Les Petits Polars du Dj Duclock n°66

jeudi 21 avril 2011


Gil Scott Heron se lance dans le polar en 1970 avec The Vulture. Deux ans plus tard il met ses textes en musique. Ses écrits politiques parlés ou chantés sur des musiques jazz et soul peuvent être considérés comme des ancêtres du rap. En 2001 Gill Scott Heron est condamné à 3 ans de prison pour détention de cocaïne. À sa sortie il produit son 25ème album "I'm New Here" (Beggars Banquet, 2010) qui comporte une reprise d'un vieux blues de Robert Johnson dont vous pouvez entendre (et voir) la version album chez K-Libre.

Me and The Devil (NYC Orchestral Version), Gil Scott Heron


 
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