Random Axe, Petit Polar n°178

jeudi 27 septembre 2012


Le premier album de Random Axe est sorti le 14 Juin 2011 aux USA. Dans The Hex, trafic de drogue, jeu et kidnapping sont au rendez-vous...

Random Axe, The Hex


Tin Angel, Petit Polar à la Dylan...

jeudi 20 septembre 2012


It was late last night when the boss get home, c'est comme ça que commence Tin Angel. C'est aussi comme ça que commence Gypsy Davy, une chanson chantée par Woody Guthrie et qui traite du même thème : un trio infernal, le marie, la marié et l'amant. Dylan raconte l'histoire en oscillant entre chant et spoken song sur un rythme lancinant qui plante une ambiane à la Faulkner. 
Vous pouvez être sûr que ça va mal finir.

Vous pouvez écouter la chanson sur Deezer. Et n'oubliez pas votre Petit Polar n° 175 du côté de chez K-Libre.

Bouts d'Indic - n°5

lundi 17 septembre 2012


 (cliquer pour agrandir)

Le n°5 de L'Indic causait d'humour ; l'occasion pour Eric Maneval de délivrer ses conseils désormais célèbres et bien sentis.

Le Bus (Petit Polar n°174)

jeudi 13 septembre 2012


Combien étions-nous, tôt le matin, combien sont-ils encore à partir aux aurores et à rentrer la nuit tombée avec le bus de ramassage scolaire ou dans les transports en commun ?
Ce sont un peu des moments coupés du monde où l'on discute avec les copains, les copines ; où l'on peut bouquiner, somnoler un peu ou se mettre à rêver...

Danko Jones, Code Of The Road


Un autre petit polar de ce groupe de rock canadien vous attend du côté de chez K-Libre.

Baby's On Fire (Petit Polar n°172)

jeudi 6 septembre 2012


Quand on pense polar ou crime on imagine souvent un quai dans la brume, le claquement des talons contre le bitume d'une ruelle sombre et déserte... mais le crime se loge aussi (et même souvent en ce qui concerne les affaires de moeurs) au sein de la famille. Voilà ce que nous raconte Yolandi du trio Sud Africain Die Antwoord pour la 3ème saison des Petits Polars du Dj Duclock

Baby's On Fire, Die Antwoord


N'oubliez pas d'aller jeter un coup d'oeil et d'oreille au Rich Bitch du même groupe du côté de chez K-Libre et notez bien que les Petits Polars, comme l'année dernière, seront publiés tous les Jeudi sur le site Fondu Au Noir et chez K-Libre.

Resto-Littéraire 3#1

mercredi 15 août 2012


Pour la troisième année consécutive Fondu Au Noir propose son resto-littéraire. La formule est simple, chaque mois l'association invite un auteur au restaurant Le Montesquieu pour un moment d'échange particulier avec le public. Dominique Manotti, Pascal Dessaint, Martin Page, Craig Johnson, DOA, Hafed Benotman, Ron Carlson, Eric Maneval... ont déjà dîné en notre compagnie. Pour l'ouverture de cette 3ème saison, nous vous proposons de découvrir Timothy Williams.

Ce britannique naturalisé français a vécu en Italie et en Roumanie, et depuis 30 ans il habite en Guadeloupe. 5 de ses romans se passent en Italie, les éditions Rivages ont traduit deux d'entre eux (Le montreur d'ombres et Persona non grata) pour le lectorat français. En 2012 Timothy Williams traduit lui-même dans la langue de Manchette un de ses romans resté inédit.

Nous profiterons de son passage exceptionnel en France pour parler entre autre de ses voyages et de cette Guadeloupe qu'il connaît bien.

Visitez son blog ici. Pour le reste... N'oubliez pas de réserver votre couvert pour ce repas qui aura lieu :
mercredi 5 septembre à 20h30 au restaurant le Montesquieu.
La soirée commencera à la librairie l'Atalante par un apéro servi à partir de 18h.

L'Invisible de Robert Pobi, cousu de fil blanc ?

vendredi 3 août 2012


Il faudra un jour se pencher sur la présence du tatouage chez les personnages de polar. Le flic du roman de Robert Pobi y figurerait en bonne place. Ancien camé devenu super flic au FBI (je vous passe ses supers caractéristiques psychologiques fouillées genre il a une perception extrême de la scène de crime), il a couvert son corps avec les textes de l'Enfer de Dante. C'était pendant sa jeunesse, quand il était drogué. Il fuyait son père célèbre peintre caractériel, et le traumatisme du meurtre de sa mère.

De cette jeunesse de camé, il ne lui reste aucun souvenir. 
Le souvenir est la problématique soulevée par L'invisible. Car on le sent bien, le passé de Jack (le flic, donc) pèse lourd, lui qui revient chez ce père qu'il avait fui. Son retour coïncide avec l'arrivée d'un ouragan (vous la sentez venir la lourdeur de la métaphore?) et une série de meurtres tous plus odieux les uns que les autres. Ces meurtres commis par un tueur impitoyable ne dépareillent pas dans le grand catalogue sans surprise du sordide et du vocabulaire toujours identique. Vient ensuite l'élément artistique, nouvelle tarte à la crème depuis Les Visages de Jesse Kellerman. Voyez-vous, maintenant mettre en parallèle la peinture et le meurtre c'est génial. Les artistes sont visionnaires, les artistes expulsent l'indicible via leurs oeuvres... Le père de Jack couvre des dizaine de toiles avec frénésie, dressant le portrait d'un personnage énigmatique, menaçant, au visage invisible...
Pour une utilisation subtile et intelligente de l'art on préférera Jean-François Vilar et son roman C'est toujours les autres qui meurent. Par exemple. Enfin, dans L'invisible tout le contenu est servi par une plume sans saveur.



Le Puzzle
La couverture du roman représente puzzle : tout polar n'en est-il pas un ? Pobi a surtout fait un assemblage d'éléments calibrés pour produire du sensationnel. Il garde une grosse pièce dans sa manche jusqu'au bout, pour la sortir d'un coup de baguette magique après avoir fourni de nombreux éléments pour éloigner le lecteur de la vérité. Forcément, on est surpris. Tout du moins le lecteur comme moi, qui ne réfléchit pas trop. Les choses ne sont pas invisibles, mais l'auteur manipule son lecteur, l'empêche de voir, mais sans brio. La vérité a une saveur tronquée, proche de celle provoquée par la ficelle "tout ce qui précède était un cauchemar du personnage". Ta dam !

On notera au passage que le titre original, Bloodman, est plus respectueux de l'histoire.

Au final les seuls bons passages viennent de cet ouragan qui approche, mais la tension n'explose jamais. Comme le roman, qui ne tient pas debout à force d'incohérences - dont l'identité du tueur et le pourquoi du comment. On pourra lire page 162 Jake expliquer au shérif qu'il vit grâce à un pacemaker. Page 201, Jake a un malaise et le shérif s'écrit étonné : « Vous avez le cœur faible ? » Voilà le genre de boulette qui illustre l'ensemble et créé, pour moi, un blocage rédhibitoire.

Célébré aujourd'hui, il est à parier que L'Invisible sera rangé dans un an à côté de tous ces polars dits « efficaces », édités et oubliés à la pelle.

Caroline de Benedetti.

Robert Pobi, L'invisible, Sonatine, 2012, traduit de l'anglais (Canada) par Fabrice Pointeau. 21,30 euros, 425 pages.
 
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